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Le miel et les abeilles

08/06/2016

 

Vendredi matin 8h, dans l’Est de Clermont. Alors que ce mois de mai s’avère très maussade, le soleil, pourtant bas, réchauffe déjà allègrement l’atmosphère. Le ciel bleu s’étend au loin derrière la chaîne des puys, aucun nuage à l'horizon. On aurait enfin l’impression que le printemps a définitivement pris le dessus sur un hiver persistant.  Bref, une parfaite matinée pour aller observer les abeilles.

 

Visite des ruches de Béatrice dans l'Est de Clermont

 

8h du matin, nous rejoignons notre productrice Béatrice sur le parking d’un petit village. Le temps pour nous de monter dans son pick up pour environ 20 minutes de route. Peu à peu, les habitations laissent place aux acacias et à l’aubépine, la végétation idéale pour produire le miel de printemps que vous pouvez trouver sur nos étals. Sur la route, Béatrice scrute scrupuleusement la flore mellifère (c’est-à-dire productrice de nectar) afin d'évaluer le potentiel nutritif des environs pour ses abeilles. 

Subitement, nous tournons à gauche, la route goudronnée laisse alors place à un petit sentier. Au loin, rien ne nous permet de savoir que bourdonne ici des milliers d'abeilles. Au bout du chemin, Béatrice s'arrête et eteint le contact. Alors, on peut entendre un léger bourdonnement. Nous sommes arrivés. La voiture est garée à 30 mètres des ruches. Elles se succèdent sur une rangée d'environ 30 métres, alignées au-dessous des arbres. Cependant, pas question d'aller les oserver directement. Aller à la rencontre des abeilles demande une certaine préparation. Il faut d’abord revêtir la tenue de protection, puis préparer l’enfumoir, outil indispensable permettant de masquer les phéromones émises par les ouvrières et donc de calmer la ruche.

 

matériel du parfait apiculteur

 

Seulement après, nous partons à la rencontre des différentes colonies. Béatrice possède des ruches à cadres. Dans chacune d'elle est rangée une succession de tiroir alvéolés dans lesquels la reine pond et les ouvrières déposent le miel et la gelée. Pour un certain nombre, des alvéoles en cire fabriquées par les ouvrières dépassent du cadre.  

Selon la productivité de la colonie, des hausses sont installées afin de permettre aux abeilles de développer leur activité. Chacune pèse environ vingt kilos. Sur certaines ruches, quatre hausses se superposent. Ce qui laisse présager de la dureté du travail de récolte.

 

succession des ruches à cadres autour de la flore mellifère

 

Sur les couvercles on peut observer des inscriptions écrites au feutre blanc, des penses-bêtes rédigées par Béatrice lui permettant de suivre l'évolution de la ruche. Le printemps froid et pluvieux n’a malheureusement pas épargné les abeilles L'ouverture des premières ruches le confirme. Elle enfume l'entrée avant d'ouvrir le couvercle. Puis elle soulève les tiroirs afin d’inspecter le comportement de l'essaim. Contrairement à l’année dernière (exceptionnelle), les abeilles ne sont pas en forme olympique.

 

alvéole en cire fabriquée our stocker le pollen, le miel et les oeufs

 

Elles ont été affaiblies par le manque de nourriture et le froid. Une bonne température à l'intérieur d'une ruche est de 34°, l'essaim a donc besoin de chaleur. De plus, la flore mellifère est apparue plus tard, empêchant les ouvrières de récolter le précieux liquide.

Cependant, les ruches suivantes se portent mieux, rassurant un peu notre productrice, mais le résultat global reste décevant. Les prochains jours seront décisifs.

 

Exemple d'une ruche en bonne santé

 

Dans certains cas, parfois suite à la faiblesse de la colonie, a lieu un essaimage. La population se divise alors en deux. L’ancienne reine et une grande partie de la colonie quittent la ruche en laissant sur place un tiers des ouvrières et le couvain naissant. Des cellules royales, nourries exclusivement de gelée contraiement aux ouvrières qui se nourrissent aussi de miel, permettront l’apparition d’une nouvelle reine. Les émigrantes, elles, trouvent alors une branche et forme une grappe qui constituera la base du prochain essaim. Certaines ruches de la zone ont pu observer ce phénomène. Béatrice tente alors de récupérer ce nouvel essaim, plus jeune et robuste.

Nous refermons un dernier couvercle puis repartons en direction de la voiture. L'exploration s'arrête là. Avant de reprendre la route, nous prenons le temps de regarder quelques abeilles s'atteler à la récolte du pollen. 

 

Récolte du pollen par une ouvrière

 

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